mai 05

Lundi 5 mai - J’ai mal à ma mulette

Tag: Missive du jourDavid Sire à 19:00

La soudure du timon donne des signes inquiétants d’usure. Merdalors…Si ça
lâche, on fait quoi? Alors j’appelle Bidule à la rescousse. A Lapeyrouse, la
cafetier m’envoie voir un retraité compétent la matière. Sauf qu’on soude pas
l’aluminium comme l’acier. Et mulette en prend un deuxième coup, sous forme de
brulure, aîe… Coup pour coup, on se résoud à percer deux trous pour fixer un
pansement de fortune, deux colliers en fil de fer. Je passe à la prière. On
peine un peu avec l’attelage à rejoindre le lieu dit La Bosse (720 m), puis
redescente sur la Sioule (deux beaux viaducs ferroviaires du cher Gustave
Eiffel, constructeur). A Gannat, le salut viendra dans un immense hangar de
carrosserie pour semi-remorque. Mulette a l’air d’une fourmi. Ah, ah, les géants
sont là. Etincelles, meuleuses, acier, bruits, les mécanos hallucinent un peu
quand je débâche et vide la remorque. Intervention chirurgicale sous forme de
soudure à l’argon, garanti, je peux aller jusqu’à Pékin désormais. Je vais au
moins rejoindre La Promenade, à Abrest (faubourgs de Vichy), où m’attendent les
Croisille, les gargotiers de cette belle auberge sur les bords de l’Allier. Ce
soir repos, on chantera sous la tonnelle demain soir. J’en profite pour boire un
peu de bière, c’est plein de vitamines comme chacun sait.

Ode à la bosse

J’ai mal à ma mulette…

Y a des interdits qui sont faits pour être bravés!

Heureusement y a Bidule!

2 commentaires pour “Lundi 5 mai - J’ai mal à ma mulette”

  1. Annie et Jean-Claude MARCHET dit:

    Jean-Claude dit que tu es en plein dans la légende du Tour de France. La célèbre fourche d’Eugène Christophe ressoudée à Ste Marie- de-Campan dans les Pyrénées, ça ressemble à ton histoire sauf que ça se passait en 1913…A lignières, depuis ton arrivée le 2 mai, il fait beau, les vaches sont plus souriantes, les ragondins aussi et du coup, nous aussi. Le festival est fini, on fera du vélo ce week-end et on pense à toi. A bientôt bises de toute l’équipe.
    Annie

  2. Frédérique Fraisse dit:

    Coucou David,
    je suis dégoûtée de t’avoir raté à Huriel, pays où je me suis expatriée et où je vis de mes traductions (nos rêves se sont réalisés finalement!) et je suis contente que tu aies rencontré notre ami Tim et sa petite famille.
    Bon périple à toi, troubadour
    Frédérique

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