juin 09
9 juin - Paris, Trappes & surprises!
Paris-Trappes. Trente-trois kilomètres en forme de slalom bruyant et humide dans les méandres de l’urbain. La côte de Meudon – que je ne connaissais pas – je m’en souviendrai. A Versailles, je frôle le château et d’hilares japonais que je salue, pouët-pouët, les voilà encore plus hilares. De Versailles à Trappes, je dégote une piste cyclable salvatrice, mais pas vraiment bucolique, elle longe la D10 devenant vite la N10, ça déboule. A peine arrivé au Grenier à Sel où je jouerai ce soir, j’abandonne mon cirque ambulant, et avec juste une guitare je pars rencontrer trois classes de primaire à la médiathèque. Je ne m’attendais pas à ce qui allait suivre. C’est un moment précieux que je garderai longtemps intact. La quarantaine d’enfants (8-10 ans) est plus qu’au fait de ce périple. Car mon voyage a été prétexte à des séances de géographie, de français, de musique. Et les voilà qui entonne avec moi, sans coup férir, l’intégralité du « Bouchon », dont on ne peut pas dire que le texte soit des plus simples… Une quinzaine d’autres me font une version intégrale de « Dans la Lune », on improvise un petit spectacle. Les questions fusent, j’en cueille un bouquet d’une petite centaine, ça n’arrête pas. On me demande ainsi ce que je fais de ma famille pendant ce temps là, pourquoi j’ai quelques tâches blanches dans ma barbe, pourquoi j’ai choisi de faire cette tournée à vélo, pourquoi il y a des gros mots dans mes chansons, comment je me lave et si même je me lave. On rit. Je leur parle, aussi justement que possible, de cette liberté que je cherche, que j’espère, que je mouline en la cheminant. Ce fut un échange fabuleux. Je repars avec une vingtaine de dessins librement inspirés de ce voyage. Leur imaginaire me désarçonne. Le soir j’en ai accroché quelques-uns sur mon fil à linge, au Grenier à Sel. Me voilà bien réchauffé pour quelques jours.


juin 11th, 2009 à 11:12
Merci David pour ce moment partagé. J’en ai encore une petite larme d’émotion.
Avec mon Oscar, on est des grands timides alors on a pas trop su exprimer notre bonheur d’avoir assisté à ce spectacle mais on est reparti tout légers légers.
Depuis on écoute le cd en boucle.
Pendant le concert, Oscar m’a fredonné le générique de Zorro. Je me suis dit que vous lui donniez envie de chanter.
C’est rigolo.
Bonne route et rendez-vous à la Reine blanche en juillet.
ET ENCORE MERCI
Line
juin 12th, 2009 à 13:51
Bon courage pour la deuxième partie du périple face au vent. On va souffler fort, jusqu’à faire s’envoler bidule, alors accroche le bien!
Merci pour ce concert plein d’énergie, et d’élégance.
A bientôt au hasard des routes.
juin 13th, 2009 à 3:57
Des petits veinards ces gosses d’avoir des instits (il paraît qu’il faut dire “professeurs des écoles” maintenant mais passons) mélomanes et siriphiles!
Bon Vent!
(Une fois à Ouessant tu veux pas continuer et traverser l’Atlantique sur un pédalo?)
juin 13th, 2009 à 13:40
C’est vrai, ca, tu te laves vraiment ? Comment tu fais ? tu trouves des ruisseaux ? Y’en a plus qu’en Haute Marne ?